On l’a vu récemment avec la possible acquisition de la société belge Metris par les Japonais, un rachat est parfois soudain et inattendu par les différents opérateurs. Néanmoins, on pourrait déceler quelques éléments qui font qu’une société se trouve assez exposée à un rachat.En voici quelques-uns :
1. – L’actionnariat est dispersé. En effet, une entreprise principalement aux mains de petits porteurs aura beaucoup plus de mal à résister aux assauts d’une autre, tandis qu’une société avec un actionnariat institutionnel fort le pourra. Cela est surtout valable en cas d’OPA hostile.
2. – L’entreprise a une petite capitalisation boursière. Plus la firme est bon marché, plus elle est accessible financièrement à un grand nombre d’acteurs financiers.
3. – Le free float est très élevé. Celui-ci correspond au pourcentage du nombre d’actions en libre circulation. Plus il est élevé, plus une OPA a des chances d’aboutir. Ainsi, une société qui a un free float de 80% est assez facilement achetable.
4. – Les actions de la société ont un PER ou une valeur comptable bien plus bas que la moyenne du secteur. Elles est donc alléchante pour d’éventuels « prédateurs ».
5. – Les participations des actionnaires majoritaires augmentent petit à petit. Cela peut-être un signe de prise de contrôle rampante, c’est-à -dire à petit feu.
6. – Le type de secteur. Certains secteurs sont plus sensibles que d’autres. Par exemple, le secteur informatique est très souvent sujet aux Offres Publiques d’Achats.
Bref, tout cela est très instructif, mais ne partez pas à la chasse aux « cibles potentielles d’OPA » en vue de les ajouter à votre portefeuille et d’en tirer une plus-value au cours du rachat. Dans 95% des cas, vous vous tromperez, et, même si vous tirez le bon numéro, il arrive que l’offre soit égale ou plus basse que le cours de l’action, si celui-ci est déjà surévalué.
Article écrit par Nathanaël, Dividende.be ©
Toute reproduction, même partielle, de cet article est formellement interdite.

