Le choix d’un courtier est un sujet qui tracasse pas mal de visiteurs qui commencent à lorgner vers la bourse. Partant du principe que tout un chacun possède un compte en banque et que le belge est fidèle à sa banque, quoi de plus normal que d’y ouvrir un compte -titres.C’est une très bonne occasion de s’apercevoir très vite des lacunes et des tarifs exorbitants que les banquiers emploient pour récompenser la fidélité.
En réalité, la plupart des courtiers (ou « brokers ») belges sont plus intéressants que les banques traditionnelles, à la fois au niveau de la tarification que du service.
Voici quelques conseils pour l’ouverture d’un compte-titres
1. Le compte-titres doit être entièrement gratuit, sans frais de gestion annuels.
2. Vous devez avoir la possibilité de faire à votre guise des apports et des retraits de liquidités, via votre PC, soit vers votre compte à vue, soit vers un livret d’épargne de la même banque (en tenant compte des dates-valeurs pour les retraits). Attention, aucune date-valeur n’existe pour des rachats d’actions juste après avoir encaissé le cash d’une vente ou fait un apport de liquidités.
3. Vous devez bénéficier d’une plate-forme électronique qui vous renseigne au minimum sur les cours des principales places boursières mondiale afin de passer vos ordres au meilleur de vos intérêts.
4. Vous devez impérativement passer vos ordres vous-même directement sur votre PC en maîtrisant la gestion de vos avoirs banquiers.
5. Pour la règlementation des ordres et le routage de ceux-ci, référez-vous à l’article « les ordres de bourse – types d’ordres »
6. Si possible, vous devez bénéficier de cours en live, et pas différés de 15 minutes.
7. Le service clients doit être facilement et rapidement accessible, et répondre rapidement, y compris par email.
8. Un digipass pour vous logger au site sécurisé est un plus.
9. Vous ne devez pas accepter ou tenter de faire passer un ordre de bourse via un guichet bancaire, ou par téléphone. Vous aurez en effet toutes les chances que cet ordre soit différé ou mutualisé (c’est-à -dire regroupé avec plusieurs autres ordres du même cours, pour économiser des frais de courtage) dans le temps avec tout ce que cela comporte comme incertitudes et équivoques sur le cours précis.
Quoi qu’il en soit, le candidat boursier va très vite s’apercevoir que les négociations d’un ordre de bourse demande un grand professionnalisme, les ordres voyageant à la vitesse de la lumière entre le moment où ils sont validés et le moment où ils arrivent chez Euronext.
Les obligations des courtiers
1. Tout ordre doit être confirmé immédiatement, avec les critères suivants : identification claire du titre, quantité, type d’ordre, cours avec trois décimales, date, heure, minute, seconde de réception et mise en œuvre de l’ordre. Il doit basculer dans votre portefeuille sous l’identification « ordres en cours » avec la litanie comptable de la commande.
2. Même topo pour les exécutions, même procédure, avec un basculement des ordres en cours vers les ordres exécutés.
3. Un historique des mouvements de votre compte-titres avec moults détails comptables.
4. Le courtier a en outre l’obligation de faire gratuitement le suivi des dividendes éventuels, avec la possibilité d’imprimer un document justificatif du ou des précomptes prélevés, et évidemment d’augmenter votre compte-titre du montant net des dividendes.
Il doit également vous tenir au courant sans délai des événements qui pourraient survenir avec votre action, par exemple une fusion, une augmentation de capital, un rachat d’actions propres, etc.
Tous les courtiers ne sont évidemment pas à mettre dans le même panier, néanmoins je comprends mal que certains courtiers, sur base de prix attirants sur les opérations de courtage, n’offrent pas de possibilité pratique pour effectuer des mouvements de liquidités, et parfois n’offrent même pas la possibilité d’ouvrir un compte à vue.
Enfin, certains courtiers en ligne ne sont que des boîtes aux lettres et pas des sociétés de droit belge… Pour vous aiguiller dans votre choix, voici un comparatif de quatre courtiers en ligne.
Article écrit par Fauché, Dividende.be ©
Toute reproduction, même partielle, de cet article est formellement interdite.

